Recherche

Pensées En Blancs Cassées

Catégorie

afrofem

Les sujets qui touchent les afroféminismes

#Solidaritéafro #Amourentrerenoi.e.s & cie

 

 

C’est bientôt la St Valentin… J’en vois déjà tourner l’œil. C’est également officiellement le mois de l’Histoire des Noir.e.s dans la plupart des pays occidentaux comme aux Etats-Unis, le Canada (il a lieu en Octobre au Royaume-Uni) et se manifeste de part et d’autre de manière officieuse ailleurs en Europe comme en France ou encore en Allemagne. Etant inconditionnellement renoie et amoureuse des bails d’amitiés et de lovance, je ne pouvais pas ne pas en parler. Pourquoi pas en vrai mêler les deux et célébrer l’amour, l’amitié entre renoi.e.s ?! Le Jour de l’Amour entre Noir.e.s, un sorte de mixte du mois de l’Histoire des Noir.e.s et de l’Amour (dans lequel faut inclure l’amitié).

 

amour renoi.es
J’ai fais ça toute seule comme une grande avec paint à défaut que l’on ait des images/slogans francophones positives sur les renoi.e.s sur Google

 

Nous les renoi.e.s, on est au-dessus du game. Au quotidien, on se réveille avec nos identités multiples, nos vies uniques et si différentes dans nos routines respectives, on arrive à tenir le coup comme on peut dans nos sociétés oppressives qui nous poussent continuellement à bout, qui nous tuent à petit bout. Qu’on réside dans un Etat négrophobe à majorité blanche, arabe, asiatique, latino où l’on survit magnifiquement, ou qu’on réside dans un pays à majorité noire où l’on survit royalement du néocolonialisme (voire colonialisme pour les pays comme la Guyane, la Nouvelle-Calédonie ou encore la Guadeloupe par exemple), du capitalisme, nous devons prendre parfois un instant pour s’entreféliciter.

D’abord être fièr.e.s de nous-mêmes, de ce que nous avons achevé, ce que nous accomplissons au quotidien et nous célébrer ! Dans un monde où l’on nous dévalorise constamment, où l’on ne cesse de nous prouver que les Noir.e.s ne sont pas humain.e.s, que nos vies ne valent rien, nous devons nous féliciter de nos vies (d’être -encore- en vie !) et s’encourager tout.e.s entre noir.e.s tant que possible. Célébrons nos résistances personnelles afro quotidiennes parce qu’on le mérite ! Tu as réussi à te lever le matin alors que tu dépressive ? Bravo ! Tu as enfin décroché un job ? Bravo ! Tu as eu le courage de laisser tes cheveux crépus aujourd’hui ? Bravo ! Tu as réussi à boucler la fin du mois de janvier ? Bravo ! Tu as réussi à cotiser pour ta tontine ? Bravo ! Tu souris pour rien aujourd’hui, tu es juste heureuse ? Bravo ! Tu restes toujours rêveuse par rapport à ton avenir ? Bravo !

Du continent à la diaspora, on se bat tout.e.s comme on peut au quotidien mais n’oubliez jamais de fêter vos petites victoires d’aujourd’hui qui seront vos grandes victoires du lendemain !

Et c’est pour cela que je pense que l’on doit célébrer l’amour entre les noir.e.s, l’amitié entre les noir.e.s , se célébrer mais également renouer (ou nouer pour certain.e.s ?!) les liens entre nous les renoi.e.s. Quand je parle d’amour noir (ou amoursnoir), je ne parle pas de celui du Blacklove, un concept importé des étasunienn.e.s noir.e.s totalement mangé par l’hétéronormativité, la grossophobie, l’agisme, le colorisme et le validisme.

Quand j’emploie ce terme c’est pour la promotion de l’amour, l’entraide, la solidarité, la vulnérabilité, l’amitié entre tout.e.s les noir.e.s. C’est penser à une réelle politique du care entre nous dans la vie de tous les jours. Que l’on se connaisse ou pas, on devrait favoriser le soutien moral, émotionnel et psychologique entre nous. Tout ce care peut prendre différentes formes. Mais genre ça peut paraître bête mais parfois rien qu’une conversation ou même un sourire ou un compliment venant d’une autre personne noire peut réellement refaire une journée.

Je me souviens d’un moment où j’étais serveuse en intérim dans un restau de bab archi upé façon pour les riches, la clientèle à 99% bab très exigeante et imbécile, j’en pouvais plus. Chaque jour, j’avais envie d’abandonner mais j’y étais parce qu’avec tous les tontons et les tanti qui bossaient à la cuisine, il y avait une super bonne entente et on se souciait chacun.e.s de nous. Un jour, j’ai vraiment cru finir, j’en avais trop marre dans en salle (je sais qu’il y a des personnes qui lisent et qui se reconnaissent aahahhaha) et là y’avait une daronne antillaise qui m’a appelé mon soleil mdrrrr ça s’est passé y’a des années mais pour de vrai jusqu’aujourd’hui quand j’y pense je souris, c’était trop mignon et ça a totalement refait ma journée, elle arrêtait pas de m’appeler mon soleil et je souriais comme si c’était mon anniversaire, même le fait que j’avais des pourboires maigres voire inexistants parce que les français.e.s bab sont chiches comme jaja ne me disaient rien, j’étais loin.

Je me souviens également un jour j’étais vénère aussi dans la rue, j’avais tellement le seum mes sourcils étaient foncés en vague, ma figure était toute serrée et t’as deux mecs renois qui avançaient dans ma direction, un des deux a parié qu’il allait me faire sourire, l’autre observe, le premier a sorti toutes ses dents, m’a fait des gros sourires et a lâché des gros rires avec des sons bizarres mdrrr même jusqu’aujourd’hui ça me fait super rire quand j’écris ça.

Des anecdotes comme ça perso j’en ai des milliards, même des tanti qui me connaissaient même pas mais qui m’ont aidé, conseillé, des enfants renoi.e.s aussi qui me connaissaient pas mais avec qui j’ai grave passé du bon temps à jouer au foot à oublier la galère. Les inconnu.e.s renoi.e.s avec lesquell.e.s je mange mes maïs ou mes brochettes ou mes bavardages magiques dans les RER..

Quand on me dit la solidarité entre noir.e.s n’existe pas, je suis pas du tout d’accord. Au contraire, elle est là constamment autour de nous. Et ce n’est pas parce que l’on rencontre malheureusement certain.e.s renoi.e.s qui le sont pas ou qui nous font douter que l’on doit cracher sur le concept. Continuez au contraire de l’être, de vous soucier, de pratiquer le care auprès des autres renoi.e.s.

Ce qui me fait dire ça aussi c’est qu’en Occident, où l’on est minoritaire, je pense que le minimum soit que les renoi.e.s devraient s’entraider sur tous les plans. Que l’on soit musulman.e, athé.e, non valide, juif.ve, pauvre, queer, âgé.e.s, marginalisé.e.s, quelque soit nos différentes identités, nationalités, on devrait tout.e.s se soutenir sans sélectivité. La négrophobie, la misogynoir et la transmisogynoir ne sélectionnent pas quand elles sévissent, elles sont seulement systémiques. Dans cette optique, on devrait se soucier de chacun.e.s d’entre nous. J’écris ça particulièrement en pensant à Andy Brigitte, le renoi de 22 ans tué à Châtelet, sur Paname devant la masse de monde sans que personne ne bouge. Des noir.e.s étaient sûrement là durant la scène et n’ont pas agi (perso j’ai pas voulu regarder la vidéo de sa mort), ne se sont pas souciés de son sort. C’est triste, ça désole de ouf. Arrêtez de filmer et portez assistance. Souciez-vous les un.e.s des autres. Favorisez la solidarité, l’amour et le care entre nous, la famille.

 

janayakhan

 

Kel Lam

Publicités

Mariama Bâ, écrivaine engagée

Mafory Bangoura, militante de l’indépendance

She’s gotta have it but i’m not having it

ATTENTION SPOILERS /!\, si tu projettes de regarder la série She’s gotta have it la série et/ou le film, arrête de lire cet article. Aussi je vais parler de sexe donc si tu n’aimes pas, ne continues pas à lire l’article.

……………………………………………………………………………………

 

Bref, l’article porte sur la série Netflix She’s gotta have it. A la base, je voulais vraiment pas regarder cette série. Ça me disait absolument rien. Genre j’avais déjà vu le film She’s gotta have it de Spike Lee (sortie en 1986) et j’en avais marre, je voulais même plus en entendre parler. J’avais lu le synopsis sur Google j’étais trop intéressée, j’me disais enfin un truc un film sur une renoie qui n’a pas des relations amoureuses et sexuelles conventionnelles, le feu ! Sauf que lorsque je l’ai regardé le film, surtout la fin en vrai lorsqu’elle choisit le gars sérieux ça m’a énervé. Parce qu’en vrai le film (à mon avis) ne fait que décrédibiliser totalement les gos dans des relations poly ou des relations amoureuses autre que celle du couple hétéro attendu par la société. C’est en mode toutes les autres relations ne comptent pas, elles sont pas réelles. Etre poly c’est seulement une phase, après elle va redevenir normale, elle va se mettre avec un seul gars et elle lui sera fidèle jusqu’à la fin de la vie. La normalité héteronormative prime toujours à la fin et c’est relou. C’est chiant et ennuyant à la mort, c’est pour ça que j’avais pas envie de regarder la série.  J’voulais archi pas la regarder mais on me l’a tellement recommandé que je me suis dis pourquoi pas et j’aurais pas dû. Mes yeux et ma tête ont souffert dans tellement de positions, c’était terrible.

 

SGHI_101_Unit_02425R
Nola Darling

 

 

D’abord, j’ai trouvé que la série était pas assez entraînante. Genre, y’a pas vraiment de fil conducteur, c’est long, y’a pratiquement pas d’actions qui se passent pendant un épisode. Baise, blabla.. C’est vraiment dur pour accrocher, perso j’avais du mal à rester concentrer c’est vraiment pas level. A chaque épisode, j’étais à côté sur FB ou sur Google à faire des recherches, j’avais grave du mal à être à fond dans la série. Mais vu qu’on m’a saigné les oreilles de cette série, je me suis forcée à regarder l’entièreté de la première saison.

Avant d’enfoncer mes critiques, il faut tout de même saluer les thématiques mises en lumières dans la série qui sont pas mal importantes. Déjà, la série parle de gentrification, elle aborde le classisme avec la vie de sans abri de Papo Da Mayor (et la négrophobie policière) mais également les struggles de Nora, elle visibilise un racisé non valide avec la dyslexie de Mars (ce qui est archi rare), elle aborde des questions afroféministes avec les thématiques de l’agression sexuelle dont a été victime Nola, la question queer afro avec la parente célibataire queer Opal, la question du polyamour et de la bisexualité avec Nola, les questions de respectabilité avec son amie danseuse Shemekka Epps (quoique la perspective d’évolution de son personnage est à questionner puisqu’il y a pas mal de shame faite autour des choix que ce personnage réalise, que ce soit avec son corps -pas seulement ses fesses qu’elle botoxe mais ses cheveux également-, son choix de vie…), les questions de santé et de bien-être psychologique et mentale avec les séances avec la psychologue..

C’est grave stylé d’avoir une série afro qui parle de toutes ses thématiques, qui tente de casser les normes rigides que nous avons l’habitude de voir dans nos séries.

Voici maintenant les critiques.

A l’épisode 4, j’apprécie pas du tout. Nola dit qu’il est temps qu’elle fasse une pause et qu’elle se recentrerait sur elle-même après l’agression dont elle a été victime. OK. Je me suis dit ENFIN !!!! Le feu, ce serait trop bien ! On va enfin en apprendre sur elle-même en tant que personne, puisque depuis le début de la série, on la connaît pratiquement car travers les personnes qu’elle fréquente et les relations sexuelles et romantiques qu’elle entretient. Je me suis dit enfin on va savoir QUI elle est, quel genre de personne elle est !! MAIS NON, erreur ! Elle dit pourtant qu’elle allait se recentrer sur elle-même, je pensais m’attendre à un réel focus sur sa personne sans définitions de toutes ces personnes qui l’entourent mais non. Jusqu’à la fin de la série d’ailleurs perso je ne saisis toujours pas quelle est la personnalité de Nola et qui elle est vraiment. Ensuite dans cette épisode ce que j’ai trouvé sale c’est qu’elle se sert d’une autre sista pour ken. C’est pas cool du tout. Surtout que l’autre go était vraiment en mode miskina crari elle espérait qu’il y a quelque chose qui peut découler de ça. La première fois elle lui a fait plan et la seconde là aussi. Genre j’ai pas compris le délire de faire passer une go queer comme ça comme une sorte de pansement. On aurait dit qu’Opal était une sorte de backup. Si elle aurait été présente dès l’épisode 1 j’aurais essayé de comprendre, mais qu’on la fasse atterrir dans l’épisode où comme par hasard madame veut prendre sa pause et en a marre des gars, c’est chiant. Genre quand du côté des gars ça va plus, on va chez les gos ? Donc nos sistas ce sont nos serpillières ? Cet épisode m’a fâché. Si sa teuch la démanger vraiment, elle aurait pu seulement se masturber. Sérieusement, c’est ce que j’ai pas compris dans cette épisode. Les gos renoies se masturbent aussi, ça aurait été intéressant tout de même dans une série qui se veut aussi sex positive d’avoir des scènes justement pour elle se fait elle-même plaisir. Le plaisir ne provient seulement des autres, nous-mêmes avec nos doigts (et pas que.. ahhaha) on peut faire 1X milliard de fois mieux que les gars au lit, ça aussi il faut le visibiliser. Le plaisir solo chez les renoies existent et il est aussi bon voire meilleur que les plans culs et/ou romantiques. Nous représenter en tant que personnes c’est aussi nous montrer dans nos individualités, nos intimités dans lesquelles nous sommes réellement nous mêmes.  Surtout qu’il y en a tellement qui pensent que nous les renoies on ne se touche pas genre :/ :/

image (2)
Pussy power so good 🙂

 

Et puis Nola comprend R sur ce que c’est que l’engagement, elle sait pas où elle en est, elle ne veut pas qu’on la catégorise. Et du coup, à tord (peut être à raison mais je n’y vois pas d’arguments) on l’a catégorise comme polyamoureuse or poly c’est justement de l’engagement. C’est le fait d’avoir plusieurs relations amoureuses au même moment de manière assumée et consentie par toutes les personnes engagées dans la relation. Donc le poly ça n’a rien à avoir avec des plans culs occasionnels ou des sexfriends. Ce sont de vraies relations. A ce stade, on voit bien que ça n’a rien à voir avec des relations poly, puisqu’on s’aperçoit que ce sont des termes à sens unique et imposés par Nola qui priment. Les autres suivent seulement le mouvement mais en vrai, ils veulent tous se caser avec elle de manière monogame. Et ils le répètent tous sans cesse tout au long de la saison. Même Opal miskina elle est rentrée dans l’histoire de je veux me caser avec Nola… Terrible. C’est vraiment chiant comme série. Et là encore on la définit seulement par rapport à sa sexualité. C’est fatiguant.

Et on retrouve ce problème à l’épisode 6, elle assume pas ses gars genre coucher avec c’est bien mais avoir des bails concrets, non. Je vois pas en quoi ce sont de vraies relations amoureuses poly comme cela a été indiqué dans plusieurs articles : ici ou encore ici. Nola est tout sauf polyamoureuse. Genre la go est incapable d’inviter à ses gars à un event de travail aussi important dans sa vie ? Weird as f***. C’est pas assumée, pas sérieux et pas consentie!

C’est vraiment relou, genre elle veut pas de rendez-vous avec ses gars ou les connaître plus en profondeur, c’est chiant vraiment (je le dis plusieurs fois mais voilà mdrr ). C’est vraiment que des sexfriends et j’arrive pas à comprendre l’enthousiasme autour de la série. Vraiment j’y arrive pas. Et les gars en plus veulent tous être exclusifs, il se sentent en compétition y’a personne qui est satisfait de la situation, ils veulent tous l’exclusivité de Nola. De son corps, de sa personne. C’est ennuyant.

Des gars renois hétéro OK avec ce genre de relations ça existe et ça aurait cool qu’on nous montre au moins un gars parmi les 3 qui soit OK avec la situation. Là ça aurait pu être vraiment pertinent dans une perspective de déconstruction afro de l’hétéronormativité normative que l’on subit tout.e.s. Parce que là encore ça renchérit le stéréotype des mecs renois qui veulent être qu’avec des go dans des relations monogames, qui requiert seulement la fidélité de la go… Je pensais vraiment que la série irait loin dans le cassage de l’hétéronomativité mais en faites non. Ce qui est dommage parce que nous les renoi.e.s on a besoin justement de voir plus de relations amoureuses qui déconstruisent tous les aspects de l’hétéronormativité que nous subissons pour être dans des relations plus saines, plus libres, plus safe et respectueuses et moins oppressives.

Dernier aspect que j’ai détesté, l’absence de visibilité de contraceptions et de préservatifs. C’est cool que ce soit aussi sex positive mais ça aurait été mieux si cela aurait été safe sex aussi . La santé sexuelle c’est archi important, surtout que dans nos communautés afro c’est super tabou d’en parler. Tout comme dans Insecure (ISSA RAE BABY ❤ je t’aime ❤ ) , à aucun moment il y a des dialogues entre les partenaires sur leurs santés sexuelles, sur leurs statuts et sur les méthodes de contraceptions et de protection sexuelle. C’est archi relou. On sait pas si un des personnages est atteint d’une MST ou d’une IST ou si la série fait comme si nous étions dans un monde où les maladies et les infections sexuelles n’existent pas, c’est assez étrange. Or justement, ces séries largement regardé d’abord par un public afro (je présume…) peut sensibiliser à travers l’écran l’usage de divers types de contraceptions et de protection sexuelle. C’est bien d’être sex positive mais inclure les réalités des vies sexuelles c’est largement mieux. De même avoir pour changer, des personnages renoi.e.s atteintes d’une IST comme le VIH, le HPV ou encore du HSV 2 dans des séries aussi sex positives peut être hyper intéressant pour la visibilisation mais également la normalisation des renoi.e.s non valides qui vivent avec ses maladies au quotidien. Montrer qu’on peut être malade et continuer à être active sexuellement, même avec les personnes non malades. Et surtout que les renoi.e.s ayant une IST ou une MST sont des renoi.e.s comme les autres. Y’a une grosse réticence chez les afro à parler des questions de sexualités et de santé sexuelle donc perso, je pense qu’il est urgent que les séries afro sex positives se penchent sur le sujet. En parallèle, cela peut également aider à une prévention sur le public -surtout les jeunes- aussi, c’est du win-win.

1324-istock-000001376887xsmall-s-
N’oublie pas de te protéger, safe sex oblige 🙂

 

Donc voilà, en gros la saison 2 ce sera sans moi. J’ai archi la flemme de continuer à regarder la vie de Nola. Surtout que je vois pas où est l’intrigue genre il se passe 2 actions par épisode et on rit pratiquement pas… A travers ces thématiques de la série, sûrement que beaucoup de renoi.e.s se sont senties concerné.e.s puisqu’ils ont vécus ou vivent actuellement ce genre de situation de struggle et cela peut être triggering genre c’est comme voir ta vie passer à l’écran c’est chaud, courage à nous-mêmes !

 

Kel Lam

 

Entretenir ses cheveux en hiver

C’est 2K18 et c’est l’heure de se débarrasser des relations abusives et toxiques!

 

En début d’année, on est beaucoup à faire crari, on fait de nouvelles résolutions pour s’améliorer pour avoir une meilleure vie, une meilleure santé, pour accomplir ses objectifs. Et souvent quand on est à la moitié de l’année, on est en mode « quoi ?? non l’année passe trop vite » parce qu’on n’a même pas atteint le ½ de nos objectifs, mais va savoir pourquoi ils nous arrivent grave des trucs que l’on avait pas du tout planifié à la base. Parce qu’en vrai c’est ça, on ne peut pas gérer totalement notre vie, on peut pas contrôler tous ses aspects puisque la plupart des choses qui nous arrive (et qui mélangent notre de vie de ouf) sont imprévues !

C’est pourquoi là je veux parler de ce qui peut être contrôler (a minima) : les relations amicales. Bon, je sais que les gos hétéro, quand ça parle relations, directement ça veut que parler des relations amoureuses, des gars, des gars, des gars mais moi je m’en fous. D’ailleurs, si j’ai le temps, je ferais un article sur cette obsession à toujours vouloir parler des relations amoureuses plutôt que d’autres types de relations -amicales, familiales..- (ce qui découle totalement de l’hétéronormativité x100).

On dit souvent qu’on ne choisit pas sa famille par contre on choisit ses ami.e.s. Ce que beaucoup omettent aussi c’est que dans les cercles amicaux que l’on tissent, pas mal de fois, nous nous retrouvons dans des relations abusives sans même nous en rendre compte. Tu peux marcher avec ta poto et ne pas réaliser qu’elle abuse de toi, qu’elle est toxique pour toi, en exploitant ton temps, ta patience, ton amour, ton mental, ton bien-être et ton amitié en n’ayant rien en retour. Le genre de relation à sens unique, tu fais tout, l’autre fait rien (ou bien les autres, i.e.ls peuvent être plusieurs). Tu connais ? Quand c’est toujours toi qui vient aux nouvelles, toujours toi qui doit te déplacer, toujours toi qui est à l’écoute, toujours qui sacrifie ton temps ou tes projets, toujours toi qui t’adapte pour mettre à l’aise. Ou bien alors, quand l’autre se donne au minimum alors que toi tu donnes beaucoup plus à cette relation, tu t’investis beaucoup plus. Le genre de délire où si t’as besoin de ta/ton poto, iel va seulement t’envoyer 1 ou 2 sms alors que si c’est la situation inverse toi tu veux courir pour être auprès d’iel. C’est disproportionné. Sistas (et pas seulement mes cistas mais toutes les sistas), vous n’avez pas besoin de ce genre de sorcellerie à haut niveau dans votre entourage en 2018. Ces personnes ne connaissent même pas votre valeur. Elles ont vu un potentiel en toi que tu ignores toi-même et elles l’exploitent, l’exploitent, t’es fatigué.e mais au lieu de quitter, tu restes, parce que tu te dis que vous êtes am.i.e.s quand même.. Mais erreur, tu es seulement la vitamine qu’elles prennent quand elles ont besoin de toi. Je force avec mes mots mais je me dis que si tu lis ça et que tu es dans cette situation, cela pourrait te donner des pistes pour que tu fasses la bonne décision. Surtout si c’est que maintenant que tu réalises que tu es dans une relation toxique et/ou abusive. On abuse de ton mental, ta psyché, ton physique (parce qu’en autre se déplacer de gauche à droite c’est pas facile, imagine t’habites dans le 95 t’as des potes du 75 qui veulent seulement se rencontrer sur Paname mais ne veulent jamais monter dans ton tieks ???…), ta gentillesse … ça fait mal d’ouvrir les yeux sur ce genre de relations (archi normalisé et répandu à mon avis) mais c’est dans l’intérêt pour le bien être personnel de la personne abusée. Surtout les femmes, nous avons normalisé le fait d’être dans des postures de personne abusée de se nourrir de la toxicité des autres et nous ne trouvons souvent pas de soucis à être traiter salement comme ça.

La sorcellerie ensuite c’est surtout quand vous en êtes conscient.e.s, qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans la relation mais que vous pouvez pas le nommer, vous ne savez pas trop ce qui se passe. Ce qui est chaud c’est quand t’en es conscient.e, tu sais pas trop quoi faire. Les gos hésitent souvent en mode « non mais c’est ma poto quand même on se kiffe grave, j’laime de ouf, on se connaît depuis longtemps ». Et c’est compréhensible, ça demande énormément de courage de se débarrasser de ce genre de relations toxiques. On se sent coupable, ça nous travaille… Mais essayez de faire un travail sur vous-même, pourquoi traîner avec des personnes qui vous ne respectent pas ? Qui ne vous supporte pas ? Je compte même plus le nombre de fois que j’ai entendu des go renoies se plaindre de leurs soi-disant am.i.es sexistes, misogynes qui n’appréciaient pas qu’elles soient des gos qui s’enjaillent la nuit. Ou seulement qui ken ? Qui ont plusieurs plan cul ? Qui sont polyamoureuses ? Ou le nombre de fois que mes potos maghrébin.e.s se sentaient obligés de cacher leurs vies sexuelles et amoureuses à leurs potos sexistes et/ou conservateur par peur d’être jugé…  Ou le nombre de fois, où certain.e.s faisaient face à des potos homophobes alors qu’i.els même étaient à une période de leur vie délicate où ils se posaient des questions sur leur orientation sexuelle ? Ou le nombre de fois où des potos renoi.e.s cachaient leurs accents ou leurs personnalité auprès de leurs potes blancs ou autres racisé.e.s de honte de leur africanité?? Ou alors des renoi.e.s non valides constamment moquées au quotidien par leurs potos valides ? Sans parler des potos compétitif/ves jaloux.ses qui ne donnent aucun soutien ? Sans parler des potos thunés qui n’ont de cesse de rabaisser leurs potos pauvres et leurs conditions de vie mais qui romantisent le langage et la vie de quartier. Genre on veut pas être un.e renoi.e du tieks mais imiter ses expressions, écouter leurs sons, se faire de la thune sur leurs expériences c’est grave cool…

Se débarrasser de ce genre de démons c’est un acte d’amour de soi (ou self love), c’est prendre soin de soi pour son bien être personnel (self care ❤ ). Vous devez vous faire passer en premièr.e avant les autres. Donnez vous l’amour que vous ne cessez de donner aux autres. Prenez soin de vous comme vous prenez soin des personnes que vous aimez. 2k18 si ce n’est pas encore fait, vous devez être votre priorité numéro 1 parce que personne ne le fera pour vous.

Bref, en 2018, on a pas besoin des sorcièr.e.s. Pour celleux qui ont l’âme sensible, vous pouvez tenter de raisonner vos potos en leur parlant, en ouvrant le dialogue sur la toxicité de la relation. Mais ça peut être violent car la personne abusive et toxique peut ne pas comprendre le pourquoi du comment et vous accusez d’être à l’origine du problème (si il y en a un parce que pour elle évidemment y’en a pas, ce qui risque de vous faire encore plus culpabiliser et ce sera encore plus difficile pour vous de casser la relation). Vous pouvez aussi supprimer ces personnes de toutes les applications, les laisser sur vu et ne plus jamais les reparler. La vie est trop courte pour se trimbaler des déchets comme ça.

So 2018, on s’en débarrasse.

 

self-care-1 (1)

 

 

Kel Lam.

Je suis une femme avant tout

Je fais quelque chose de complètement fou cette année

J’ai mal à mes cheveux

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑