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#Solidaritéafro #Amourentrerenoi.e.s & cie

 

 

C’est bientôt la St Valentin… J’en vois déjà tourner l’œil. C’est également officiellement le mois de l’Histoire des Noir.e.s dans la plupart des pays occidentaux comme aux Etats-Unis, le Canada (il a lieu en Octobre au Royaume-Uni) et se manifeste de part et d’autre de manière officieuse ailleurs en Europe comme en France ou encore en Allemagne. Etant inconditionnellement renoie et amoureuse des bails d’amitiés et de lovance, je ne pouvais pas ne pas en parler. Pourquoi pas en vrai mêler les deux et célébrer l’amour, l’amitié entre renoi.e.s ?! Le Jour de l’Amour entre Noir.e.s, un sorte de mixte du mois de l’Histoire des Noir.e.s et de l’Amour (dans lequel faut inclure l’amitié).

 

amour renoi.es
J’ai fais ça toute seule comme une grande avec paint à défaut que l’on ait des images/slogans francophones positives sur les renoi.e.s sur Google

 

Nous les renoi.e.s, on est au-dessus du game. Au quotidien, on se réveille avec nos identités multiples, nos vies uniques et si différentes dans nos routines respectives, on arrive à tenir le coup comme on peut dans nos sociétés oppressives qui nous poussent continuellement à bout, qui nous tuent à petit bout. Qu’on réside dans un Etat négrophobe à majorité blanche, arabe, asiatique, latino où l’on survit magnifiquement, ou qu’on réside dans un pays à majorité noire où l’on survit royalement du néocolonialisme (voire colonialisme pour les pays comme la Guyane, la Nouvelle-Calédonie ou encore la Guadeloupe par exemple), du capitalisme, nous devons prendre parfois un instant pour s’entreféliciter.

D’abord être fièr.e.s de nous-mêmes, de ce que nous avons achevé, ce que nous accomplissons au quotidien et nous célébrer ! Dans un monde où l’on nous dévalorise constamment, où l’on ne cesse de nous prouver que les Noir.e.s ne sont pas humain.e.s, que nos vies ne valent rien, nous devons nous féliciter de nos vies (d’être -encore- en vie !) et s’encourager tout.e.s entre noir.e.s tant que possible. Célébrons nos résistances personnelles afro quotidiennes parce qu’on le mérite ! Tu as réussi à te lever le matin alors que tu dépressive ? Bravo ! Tu as enfin décroché un job ? Bravo ! Tu as eu le courage de laisser tes cheveux crépus aujourd’hui ? Bravo ! Tu as réussi à boucler la fin du mois de janvier ? Bravo ! Tu as réussi à cotiser pour ta tontine ? Bravo ! Tu souris pour rien aujourd’hui, tu es juste heureuse ? Bravo ! Tu restes toujours rêveuse par rapport à ton avenir ? Bravo !

Du continent à la diaspora, on se bat tout.e.s comme on peut au quotidien mais n’oubliez jamais de fêter vos petites victoires d’aujourd’hui qui seront vos grandes victoires du lendemain !

Et c’est pour cela que je pense que l’on doit célébrer l’amour entre les noir.e.s, l’amitié entre les noir.e.s , se célébrer mais également renouer (ou nouer pour certain.e.s ?!) les liens entre nous les renoi.e.s. Quand je parle d’amour noir (ou amoursnoir), je ne parle pas de celui du Blacklove, un concept importé des étasunienn.e.s noir.e.s totalement mangé par l’hétéronormativité, la grossophobie, l’agisme, le colorisme et le validisme.

Quand j’emploie ce terme c’est pour la promotion de l’amour, l’entraide, la solidarité, la vulnérabilité, l’amitié entre tout.e.s les noir.e.s. C’est penser à une réelle politique du care entre nous dans la vie de tous les jours. Que l’on se connaisse ou pas, on devrait favoriser le soutien moral, émotionnel et psychologique entre nous. Tout ce care peut prendre différentes formes. Mais genre ça peut paraître bête mais parfois rien qu’une conversation ou même un sourire ou un compliment venant d’une autre personne noire peut réellement refaire une journée.

Je me souviens d’un moment où j’étais serveuse en intérim dans un restau de bab archi upé façon pour les riches, la clientèle à 99% bab très exigeante et imbécile, j’en pouvais plus. Chaque jour, j’avais envie d’abandonner mais j’y étais parce qu’avec tous les tontons et les tanti qui bossaient à la cuisine, il y avait une super bonne entente et on se souciait chacun.e.s de nous. Un jour, j’ai vraiment cru finir, j’en avais trop marre dans en salle (je sais qu’il y a des personnes qui lisent et qui se reconnaissent aahahhaha) et là y’avait une daronne antillaise qui m’a appelé mon soleil mdrrrr ça s’est passé y’a des années mais pour de vrai jusqu’aujourd’hui quand j’y pense je souris, c’était trop mignon et ça a totalement refait ma journée, elle arrêtait pas de m’appeler mon soleil et je souriais comme si c’était mon anniversaire, même le fait que j’avais des pourboires maigres voire inexistants parce que les français.e.s bab sont chiches comme jaja ne me disaient rien, j’étais loin.

Je me souviens également un jour j’étais vénère aussi dans la rue, j’avais tellement le seum mes sourcils étaient foncés en vague, ma figure était toute serrée et t’as deux mecs renois qui avançaient dans ma direction, un des deux a parié qu’il allait me faire sourire, l’autre observe, le premier a sorti toutes ses dents, m’a fait des gros sourires et a lâché des gros rires avec des sons bizarres mdrrr même jusqu’aujourd’hui ça me fait super rire quand j’écris ça.

Des anecdotes comme ça perso j’en ai des milliards, même des tanti qui me connaissaient même pas mais qui m’ont aidé, conseillé, des enfants renoi.e.s aussi qui me connaissaient pas mais avec qui j’ai grave passé du bon temps à jouer au foot à oublier la galère. Les inconnu.e.s renoi.e.s avec lesquell.e.s je mange mes maïs ou mes brochettes ou mes bavardages magiques dans les RER..

Quand on me dit la solidarité entre noir.e.s n’existe pas, je suis pas du tout d’accord. Au contraire, elle est là constamment autour de nous. Et ce n’est pas parce que l’on rencontre malheureusement certain.e.s renoi.e.s qui le sont pas ou qui nous font douter que l’on doit cracher sur le concept. Continuez au contraire de l’être, de vous soucier, de pratiquer le care auprès des autres renoi.e.s.

Ce qui me fait dire ça aussi c’est qu’en Occident, où l’on est minoritaire, je pense que le minimum soit que les renoi.e.s devraient s’entraider sur tous les plans. Que l’on soit musulman.e, athé.e, non valide, juif.ve, pauvre, queer, âgé.e.s, marginalisé.e.s, quelque soit nos différentes identités, nationalités, on devrait tout.e.s se soutenir sans sélectivité. La négrophobie, la misogynoir et la transmisogynoir ne sélectionnent pas quand elles sévissent, elles sont seulement systémiques. Dans cette optique, on devrait se soucier de chacun.e.s d’entre nous. J’écris ça particulièrement en pensant à Andy Brigitte, le renoi de 22 ans tué à Châtelet, sur Paname devant la masse de monde sans que personne ne bouge. Des noir.e.s étaient sûrement là durant la scène et n’ont pas agi (perso j’ai pas voulu regarder la vidéo de sa mort), ne se sont pas souciés de son sort. C’est triste, ça désole de ouf. Arrêtez de filmer et portez assistance. Souciez-vous les un.e.s des autres. Favorisez la solidarité, l’amour et le care entre nous, la famille.

 

janayakhan

 

Kel Lam

Mariama Bâ, écrivaine engagée

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