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La sorcellerie des bab

 

J’ai pensé à truc dernièrement. De plus en plus de bab se disent intersectionnell.e.s mais comment cela est même possible ?

Je pense que les bab sont vraiment des sheitans, ils ravagent tout sur leur passage, s’approprient tout et le mixe à leur sauce.

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Ca c’est l’image qui illustre le féminisme intersectionnel à la sauce bab, la bab est au centre bien couverte puisqu’à l’aise avec son féminisme bab et les autres follow dans l’ombre et puis on met une renoie quelque part pour montrer                                                         qu’on est inclusives hein                                                        Image prise ici: https://blackvoicesuw.wordpress.com/2016/11/08/how-intersectional-feminism-took-a-back-seat-for-the-2016-election/

Si il existe des féminismes intersectionnelles aujourd’hui, c’est que cela est le fruit d’un besoin vital des femmes racisé.e.s qui se retrouvent à la marge dans ce que l’on entend et comprend lorsque l’on parle de féminisme. Le terme de féminisme seul qui laisse penser dans l’esprit général une centralité sur les femmes blanches occidentales (un peu thuné). Lorsque Kimberley Crenshaw évoque le terme d’intersectionnalité en 89 à l’encontre des femmes noires c’est parce qu’elle part d’une constatation, que les problèmes que rencontrent spécifiquement les femmes noires sont complètement invisibilisés. Parce que pour les femmes racisées, il existe une intersection d’au moins deux discriminations : racisme et sexisme. Sans ajouter d’autres qui peuvent s’entasser : validisme, agisme, classisme… Ce qui fait donc que pour être féministe intersectionnelle, bah faut être racisé.e tout d’abord. LA RACE est au centre de la question de l’intersectionnalité puisque ce sont JUSTEMENT le fait que ces femmes soient racisées qui font qu’elles aient été complètement invisibilisées et effacées des questions féministes. Donc de quel droit les bab se lèvent le matin pour faire leur sorcellerie, s’approprier le concept d’intersectionnalité et lui faire perdre toute sa radicalité et son intérêt? Si t’es bab, tu peux pas te réclamer de l’intersectionnalité, c’est pour les racisé.e.s !!! Et puis de quel droit en plus, les bab se lèvent aussi de travers pour créer des groupes féministes dit inclusifs ???? Genre vous entre bab vous avez choisi que vous étiez inclusifs ??? Que vous étiez des bab tellement déconstruit.e.s, que vous acceptiez d’inclure dans votre groupe les personnes racisé.e.s, non valides, pauvres… Quel groupe minorisé est venu vers vous vous faire une autorisation ? Qui vous a certifié un diplôme en mode c’est bon VOUS ETES L’ELU.E, VOUS ETES L’ALLIE.E ??? Vous vous autodésigné inclusif? allié.e?? Même dans votre fausse inclusivité, c’est vous ensuite qui triez de ce qui relève des oppressions des minorisées ou non ? Dis donc, mais qui vous a menti comme ça qu’on avait besoin du maternalisme blanc pour résister ??

MAIS QUI A DIT AUX BAB QU’I.E.LS ETAIENT LE CENTRE DU MONDE SEIGNEUUUUUUUUUUUUUUUR.. Elles font genre c’est trop stylé, l’intersectionnalité, l’inclusivité mais c’est juste un moyen de nous voler ça pour se mettre ensuite au centre.

Tout le temps-là partout pour mettre leurs têtes aux cheveux fades dans les histoires qui les ne concernent pas. Toujours en train d’approprier les bails des racisé.e.s pour en faire du sale jusqu’à ce que personne ne reconnaisse même l’utilité ou la beauté du bail initiale. Téma l’exemple avec les coiffures kainf, tu vois des bab porter ça sur la tête on dirait qu’i.e.ls ont mis des serpillères qu’i.e.ls ont essayés d’arranger, vraiment ??? Y’en a même qui attachent les pagnes n’importe comment pour aller au travail (alors que nous les renoi.e.s essaient seulement de faire ça..) et sur le chemin quand elles te croisent elles ont le courage de te sourire en mode on est sista hein ??? AAAAAAAAA Et puis les sorcièr.e.s bab qui complotent avec elleux sont tous en mode avec leur accent de bab parisien bobo perché : c’est exotiqueeuu, c’est tellement extra les habits afrikiiin t’as acheté ça ouuù ? c’est-trop-beau ?

 

 

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Les cheveux qui ressemblent à rien, on sait pas si c’est du blé ou de la paille                                       et tout ça toujours sur notre dos                                      Image trouvé sur Google Images.

S’approprier nos coiffures, nos styles, nos vêtements, nos concepts ??? En vrai, c’est quand que vous nous laisser vivre ?? Que vous nous laisser tranquille ?? Même là où on habite maintenant vous venez nous serrer dans nos quartiers de racisé.e.s défavorisés parce que ceuuuu trop pas chers et puis ceu tellement multiculturelleennn, vous avez l’impression de voyager en restant à Pariis hann. Alors que nous on ne vous dérange pas dans vos quartiers de bobo, vous pouvez continuer de vivre chez vous entre vous là-bas. Vous vous ramenez dans nos quartiers vous investissez dans du n’importe quoi cassant l’esprit du quartier à petit feu, à Belleville on nous a enlever notre Tati, notre Fabio Lucci, notre Quick, on nous a mis un SEPHORA ???? Des Bars à Vins ???? C’est ça qu’on tchope ????

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Téma les forts quartiers des racisé.e.s en rouge sur paname comment on est en train de disparaître au profit des vagues bab dessinées en bleu sur la carte (ces vagues vont même vers les logements sociaux weshh …). Et le graphique date d’il y a presque 10 ans, la situation a dû s’aggraver depuis. Dans bientôt i.els resteront pratiquement qu’entre bab et privilégié.e.s sur Paname. GENTRIFICATION = RACISME + CLASSISME

 

Vous vous ramenez comme ça dans nos quartiers, vous vous rendez même pas compte que nous les racisé.e.s on y est en voie de disparition à cause de vous et de l’augmentation des prix. Vous êtes le centre et vous êtes tellement colorblind, on est pire que le paysage aux yeux des bab. Avec la gentrification qui est en train de nous gâter les racisé.e.s défavorisé.e.s de Paris Est et des quartiers nords, on est obligé.e.s de s’évaporer dans des lieux éloignés en Ile de France, peu desservis en transports en commun mais surtout qui rentre dans notre budget. D’ailleurs, j’ai une pensée particulière pour nos quartiers de racisé.e.s dans le 20ème , 19ème , 18ème, 11ème , 10ème et le 12ème qui se vide à vitesse grand V de tous les racisé.e.s pour faire place à des bab bobo racistes fétichistes humanistes avec des sales accents FR perchés. Et pour les racisé.e.s aussi qui vivent dans les logements sociaux dans la soi disante couronne parisienne et qui sont elleux aussi obligés de prendre le large.

 

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La gentrification c’est du racisme.

 

Mais voyez par vous même que partout où les bab passent, tout se casse.

 

 

Kel Lam.

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Les résistantes camerounaises : invisibilisées et pourtant largement au dessus du game

 

 

Nous, les kainf ont à tendance à affirmer que les femmes africaines ont toujours été dans le combat anti-esclavagiste et anti-colonial et pourtant lorsqu’il faut sortir des exemples, ça bégaie. Alors pour les gent.e.s qui bégaient moins, iels vont en général te sortir quelques noms que l’ont connait tout.e.s à peu près mais sans savoir l’ensemble des combats concrets de ces personnalités comme par exemple les Amazones du Dahomey, la Reine Nzinga de l’actuel Angola…. On va te sortir « Reines d’Afriques », « les femmes fortes d’Afrique », des images sans noms, des bribes de récits sans histoires personnelles, on va tout cacher en magnifiant un imaginaire. Elles faisaient ci, elles faisaient ça, elles sont comme ci, elles sont comme ça… Mais qui sont-elles en réalité ? Personne ne sait. Des noms ? Des biographies non enjolivées ou floues? Peu de gent.e.s en ont sur les résistances africaines. On va donner toujours des exemples dans des luttes anciennes (bien qu’actuelles), lorsqu’il s’agit de parler de figures féminines dans des luttes plus récentes y’a presque rien qui sort, on va peut être parlé de Miriam Makeba ou encore de Djamila Bouhired mais ça part souvent en kinkinkin non mais y’a aussi Angela Davis, des femmes des Black Panthers, Rosa Parks….

Bref, très peu sur les Histoires coloniales contemporaines africaines et le rôle des femmes dans ces Histoires.  J’continue ici encore avec mon joli pays le Cameroun.

Personne ne parle des femmes camerounaises dans les combats anticoloniaux ou ne brandit de figures féminines à idolâtrer car peu de personnes connaissent les Histoires des femmes camerounaises. Surtout celles durant la guerre coloniale avec les Français.e.s (parce que oui les femmes blanches étaient aussi dedans).

Cette Histoire ci-dessous ne trouve pas sa centralité exclusivement dans le Sud Cameroun même si cela peut le paraître puisque l’organisation dont je vais parler était essentiellement basée là-bas. En effet, des femmes camerounaises de provenance de toutes les régions du Cameroun se sont ensuite ralliées à leur cause. Bien sûr, il existe d’autres Histoires féministes durant la résistance coloniale comme celles des femmes Anlu du Nord-Ouest du Cameroun qui ont effectuées de nombreuses marches pacifiques pour l’indépendance mais aussi pour la réunification du Cameroun.

Comme je l’avais mentionné dans l’article précédent Marthe Moumié fût (et est encore) une personnalité anticoloniale majeure au Cameroun bien qu’oubliée aujourd’hui. Elle fit partie à seulement 18 ans de la création de l’UDEFEC (l’Union démocratique des Femmes Camerounaises), une organisation politique de résistance de femmes camerounaises. Cette organisation était composée exclusivement de femmes anti impérialistes. Oui, la non-mixité politique n’est pas une invention occidentale. Il est important de souligner que l’UDEFEC était crée en 1947 en tant qu’organisation politique autonome pratiquement au même moment que le célèbre parti de l’indépendance l’UPC (Union des Populations du Cameroun). L’organisation indépendante et féministe camerounaise s’est ensuite affiliée à l’UPC en gardant son statut autonome lorsque la résistance armée dans la durée fût imminente. Mais l’UDEFEC avait tout de même son propre financement, sa propre stratégie et sa propre lignée politique.  A noter qu’au même titre que l’UPC, l’UDEFEC aura des soutiens de femmes de camerounaises en provenance de toutes les régions du Cameroun.

Leur statut politique consistait en plusieurs articles concis. Leur siège de l’organisation était à Douala. Les principaux axes de leurs luttes étaient la défense des familles camerounaises quant aux droits matériels, moraux, intellectuels et culturels, la défense des droits des femmes sur le plan économique, social et civique. Il fût acté que l’organisation serait exclusivement féminine mais n’avait pas pour optique de ne contenir seulement des camerounaises puisque l’on peut penser selon les dires de la militante Marthe Moumié que ces dernières avaient une optique de libération panafricaine également. Leur statut politique a été adopté en 1952 par l’Assemblée constitutive à Douala à l’unanimité par les cadres de l’UDEFEC qu’étaient : Mbem Emma Gisèle, Kamen Monique, Teck Cécile, Ngapeth Marie –Irène, Marthe Ouandié et Meido Marie.

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Marthe Eding, son mari était Ernest Ouandié

 

Elles étaient toutes jeunes, la vingtaine comme Marthe Ekemeyong (Moumié, le nom du mari) qui avait à peine 18 ans ou encore Marie Ngo Biyong (Ngapeth, le nom de son mari) qui en avait 26. Elles sont particulièrement connues pour avoir envoyées dès 1949 envoyées plus de 1000 pétitions au Conseil de Tutelles des Nations Unies pour réclamer l’indépendance totale des populations camerounaises mais aussi plus tard la réunification des territoires camerounais. Elles ont aussi financées l’éducation de celleux qu’elles percevaient comme leurs futur.e.s dirigeant.e.s du Cameroun. En effet, l’UPC avait mis en place une école censée former les prochain.e.s cadres du parti mais aussi du pays. Il y avait ainsi 5 femmes diplômées de l’UDEFEC de « l’Ecole des Cadres » : Marie Ndjat, Marie-Irène Ngo Biyong, Marthe Eding, Gertrude Omog et Marthe Ekemeyong.

Les femmes de l’UDEFEC ont rejoint l’Armée de Libération nationale du Kamerun lorsque la résistance armée était imminente de 1955 à 1957. Elles se sont combattues aux côtés des hommes, avec les armes en faisant même plus puisque beaucoup ont cachés des armes voire des documents officiels sous leurs vêtements (nos célèbres kabba ngondo ❤ ) au risque de se faire prendre. D’autres comme Marie Ndjat, ont mené des charges contre des préfectures afin de faire libérer leurs camarades emprisonné.e.s. Aussi, parmi les femmes de l’UDEFEC, certaines sont parties à l’étranger pour avoir de nouveaux acquis à utiliser sur place contre les colonialistes et les impérialistes. C’est le cas de Gertrude Omog qui est parti en Russie afin d’apprendre à piloter des avions de combats ainsi que le métier de parachutiste. Aussi, au même titre que Ruben Um Nyobe, Madame Ngapeth Marie Irène née Ngo Biyong a été chargée d’aller défendre le dossier du territoire camerounais (réunification), auprès de la quatrième commission de tutelle de l’Organisation des Nations Unies à New York aux Etats-Unis.

Le mouvement de l’UDEFEC fût interdit en 1955 en même temps que l’UPC par décret du gouvernement français de l’époque. Les deux organisations poursuivront tout de même leurs activités politiques dans la clandestinité, même si deux ans plus tard l’UDEFEC sera définitivement dissoute puisque la majorité des membres, surtout cadres, seront forcé à l’exil au Soudan en 1957. En dépit de cette dissolution, beaucoup continueront le combat de manière individuel ou collectivement. C’est cas par exemple de la plus connue, Marthe Ekemeyong.

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Marthe Ekemeyong, une des plus grande militante anticoloniale camerounaise

Marthe Ekemeyong généralement réduite au statut de « l’épouse de Félix Moumié » est pourtant une figure emblématique de la résistance anticoloniale camerounaise, a publié des ouvrages dans lesquels elle raconte ses mémoires, ses témoignages de militante. Elle a aussi reçu au cours de sa vie le soutien d’autres figures anticoloniales comme Gamal Abdel Nasser, Kwame Nkrumah, Ahmed Ben Ballah qui a d’ailleurs préfacé un de ces livres mémoires  (et aussi a aidé énormément de résistant.e.s camerounais.e.s <3) ou encore Sékou Touré qui lui avait d’ailleurs accordé à elle et son mari la possibilité d’un asile politique en Guinée, un peu avant l’assassinat de Monsieur Moumié.

Malgré son combat qui reflète le combat de nombre de femmes camerounaises et africaines dans l’ensemble, les reconnaissances envers l’apport des femmes dans les luttes anti coloniales au Cameroun mais aussi en Afrique sont restreintes. Les femmes résistantes camerounaises sont totalement invisibilisées et pourtant se sont énormément battues et ont beaucoup souffert pour l’ensemble des populations camerounaises. Elles subissaient en plus des violences physiques, morales et psychologiques de la part de la part des colons français.e.s , les mêmes violences physiques que les hommes. Elles étaient régulièrement menacées de mort ou d’enlèvement de leurs enfants (voire enlèvement définitif de leurs enfants). Parfois enceintes de leurs violeurs blancs, les bébés métis étaient aussi parfois enterrés à peine né.e.s. Elles ont été battues, torturées, violées, maltraitées, emprisonnées voire assassinées et ce quelque soit leur état, qu’elles soient valides ou non, enceintes ou non. Cependant, même en subissant toutes ces sévices et en se battant aux côtés des hommes, elles contribuaient à fournir l’apport ménager nécessaire et indispensable de la lutte pourtant souvent négligé lorsque l’on parle de lutte armée : elles effectuaient les repas, les tâches ménagères, les récoltes, le marché, elles s’occupaient des enfants et jouaient un rôle moral et psychologique pour elles-mêmes ainsi que pour les hommes engagés dans la lutte.

Elles ont su montrer par ailleurs qu’une libération décoloniale se conjugue forcément avec le genre, en incluant les questions féministes dans leur projet politique anticolonial. Et pourtant, aujourd’hui beaucoup qui se pensent pour la libération des noir-e-s dans les diasporas comme en Afrique ne prennent pas en compte ces questions de genre qui étaient si chères aux résistantes anticoloniales africaines. Déplorable, vraiment. C’est une insulte à leurs mémoires. Cela s’observe notamment par la considération et la place faite aux femmes dans nos milieux militants révolutionnaires noirs, africains, panafricains. Les conditions féminines des femmes noir-e-s en Afrique et dans les diasporas sont complètement négligées ce qui est défavorable à notre émancipation, notre émancipation et notre protection. En démontre notamment le féminicide dont a été victime Marthe Ekemeyong à l’âge de 78 ans, violée, battue, étranglée et laissée morte à son domicile. Mais aussi l’invisibilisation criant des femmes camerounaises dans les Histoires des luttes politiques du pays.

Il serait grand temps que ça change.

 

 

Kel Lam

Friendzonage & Gars Frustrés aux Egos Fragiles

 

Le concept de friendzone m’énerve et donc j’ai envie d’en parler.

On l’entend partout. On voit régulièrement des articles fleurir à ce sujet (dont celui-ci ahah), des sons, des tweets, des posts, des sortes de sketchs pseudo-comiques… La plupart des gent.e.s finissent même par croire au fur et à mesure que c’est un concept réel. C’est tellement populaire que c’est devenu courant dans la vie de tous les jours. Surtout chez les hétérosexuell.e.s (et surtout les teubés de mecs cis lààààà) du moins les exemples de friendzonages et autres bêtises assimilées à ce concept sont pris en général chez des personnes cis hétérosexuell.e.s. Pour faire court, c’est un sujet qui serait drôle. On en rit, on se moque, on en parle. Vous comprendrez que je me situe dans cet article dans les exemples exclusif de relation hétéro parce que c’est ce que je connais.

 

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Un vieux gars qui se friendzone parce qu’il a le seum qu’une fille gère un autre gars que lui.

Mais de quoi se moque parle-t-on réellement ?

A croire un peu tout le ramassis que l’on peut faire autour de soi et sur Internet (oui Google est notre ami) concernant cette bêtise, la friendzone est une sorte de zone grise dans laquelle une personne se trouve (souvent un gars cis hétéro – d’où le nombre de sketchs excessifs réalisés par ces derniers pour illustrer leur frustation- archi pathétique) lorsqu’elle est intéressée sexuellement ou amoureusement par une personne  qui ne la considère sous aucun de ces deux aspects. Ce qui est aussi à noter et qui est intéressant et que la friendzone se « déclare » par la personne elle-même et n’a pas réellement de point de départ au sens où cela ne se déclenche pas forcément au moment où la personne B (qui n’a pas d’intérêt amoureux ou sexuel) exprime un non intérêt sexuel ou romantique. C’est la personne A qui détermine la friendzone et la place affective qu’elle a auprès de la personne B au détriment de ce que peut ressentir ou penser la personne B. Cela survient donc en ne prenant pas en compte l’avis exprimé (ou non) et ressenti de la personne B. Sérieusement, quand prend-on en compte l’avis de la personne B dans cette affaire ???

Ah, j’espère que jusque-là vous voyez en quoi cela est problématique ? Oui, le concept des gars frustrés aux ego fragiles autrement dit friendzone ce n’est que le prolongement de la culture du viol qui persiste aujourd’hui dans nos sociétés occidentales. Les gent.e.s qui sont en mode késako culture du viol? Faites des recherches, Google est votre ami, si c’est facile de googoler (or whatever you say…) Beyoncé, c’est aussi facile de googoler la culture du viol. Mais en bref, c’est le fait que l’on soit dans une société dont la culture favorise, approuve voire conforte fortement les pratiques et les attitudes qui conduisent au viol. Là y’en a dernière l’ordi qui sont en mode, mais elle est cheloue, elle ? C’est quoi le rapport avec la friendzone ? Justement c’est TOUT le rapport avec cette histoire de gars frustrés qu’est la friendzone.

Là c’est le moment où j’hétéronormatise à fond puisque ce concept est le fruit de l’hétéronormativité (google est ton ami), il faut prendre des exemples en conséquence de cause. Cette connerie de concept d’ego fragiles qu’est la friendzone néglige totalement le consentement des femmes dans les relations hétérosexuelles. Cela veut dire qu’après même que la femme ait exprimé, clairement, qu’elle n’avait aucun intérêt sexuel ou amoureux pour le mec, ou d’ailleurs comme on l’a dit avant même sans expression d’opinion, le gars se croit de droit de déterminer par lui même une position affective et ou sexuelle auprès de cette même femme. Il se donne cette position en se qualifiant de friendzone, qu’il s’est auto-attribué en imposant sa vision de sa relation qu’il entretient avec cette femme. Il impose ses désirs, il prévaut ses aspirations sexuelles et romantiques sur ceux de la femme. Il refuse d’accepter le « NON » de la femme, le transformant en cette zone grise qu’est la friendzone. En gros, le gars trouve pas normal qu’on lui dise non, puisque de fait, les femmes sont censées être toujours des personnes accessibles et offertes aux hommes et qui ne peuvent sous aucun moyen dire non. Elles finissent forcément par dit oui, elles ne peuvent dire non aux hommes. Et même lorsqu’elles disent non, bah souvent ça veut dire oui, faut juste attendre un peu hein.C’est là tout le raisonnement et le pourquoi de la dangerosité de ce concept de gars frustrés. Accepter qu’une bêtise comme le friendzonage puisse exister c’est refuser aux femmes leur libre disposition sexuelle et affective de leurs corps et de leurs esprits. On le leur refuse parce qu’elles sont forcément à la disposition des hommes.

 

 

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Photo d’une étudiante à une manifestation « Stand With Us » contre la culture du viol à l’université. « Salope » est une manière de dénigrer les femmes sur leur droit de dire OUI. « Friendzone » est une manière de dénigrer les femmes sur leur droit de dire NON.

 

Pourquoi le concept de friendzonage est dangereux ?

 

En plus, que cela est une grave attitude qui favorise la culture du viol, cela aboutit instantanément à une violence exercée envers les femmes. D’où le déferlement d’insultes, de critiques ou de remarques désobligeantes à l’encontre des filles qui auraient soi-disant friendzoner des gars frustrés de s’être manger un NON. Mais aussi il est dangereux d’avoir dans son entourage une personne frustrée à l’égo fragile qui s’autofriendzone. Puisque vous le savez aussi bien que moi, les mecs cis hétérosexuels qui peuvent réellement être amis avec le genre féminin, y’en a vraiment pas beaucoup. Bon nombre d’entre eux ont grandi en apprenant à sexualiser voire hypersexualiser et à romantiser les corps, les attitudes et les pratiques des femmes. Du coup, tout comportement physique ou moral (ou pas forcément d’ailleurs) affectueux, amical que vous pourriez entretenir avec ce frustré pourra être perçu par celui-ci  comme une avance sexuelle ou amoureuse. Parce que dans leurs têtes d’égos fragiles, si elle le tient le bras ça veut dire qu’il y a moyen, si vous faites du shopping ensemble ça veut dire qu’il y a moyen, si elle s’habille court lorsque vous vous voyez bah oui ça veut dire qu’il y a moyen. Frustration & culture du viol puissance x 10.000.

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La « friendzone » n’existe pas. Soit on vous kiffe, soit on vous kiffe pas. Arrêtez d’utiliser le terme « friendzoner » pour cacher le fait qu’on vous kiffe pas.

Donc je rajouterais juste une couche (miskinaa les go, je voulais pas vous déprimer comme ça mais OKLM) sur la dangerosité de ces gars cis hétéro frustrés parce que justement ce sont des hommes cis hétéro frustrés et tout le monde sait que ces êtres maléfiques peuvent être dangereux. Il est su aujourd’hui que la majorité des femmes qui se font agressées sexuellement, le sont par des hommes et surtout des hommes qu’elles connaissent. Ce sont en général des hommes qui leur sont proches, dixit le gars frustré qui s’invente une vie en se friendzonant. Donc là aussi malheureusement, il faut faire attention. Faites gaffe à vous les femmes.

Et non, on va pas masser les égos fragiles des gars frustrés et renforcer la culture du viol en continuant de bavarder de cette connerie de friendzonage, CA N’ EXISTE PAS, POINT FINAL.

 

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J’ai besoin du féminisme parce que le concept « friendzone » se matérialise. Si une fille ne veut pas sortir avec toi, elle n’a rien de mal. Ne la diabolise pas.

 

Kel Lam

Les poils c’est beau :)

 

Les poils ! Sujet qui peut sembler étrange mais en réalité la question des poils devrait être régulièrement abordée puisqu’il s’agit d’une problématique esthétique, sociale, politique mais aussi économique pour les noir-e-s adeptes de l’épilation en Occident. Dans le cas ici, je vais aborder de la pilosité sur les corps dit  féminins .

 

 

Dans le monde occidentalo-blanc, plus précisément celui où nous nous trouvons en France, les poils ne sont pas vus comme beaux. Il faut nécessairement cacher les poils, les enlever, ceux du dos, ceux des jambes, des bras, des aisselles, du menton ou encore du ventre. Partout, partout il faut les arracher, les enlever. Ils sont repoussants, impossible à assimiler à nos corps. Les corps féminins  noires sont soumis à de nombreuses injonctions esthétiques qui ne peuvent être conformes à la réalité de nos corps. Pour tenter de se conformer à cet esthétisme blanc, on a le recours constant à différentes formes d’épilation. Epilation qui peut d’ailleurs aggraver la qualité de votre peau. Par exemple, cela entraîne l’apparition de poils incarnés, de tâches foncées ou encore de blessures dû à l’arrachage de poils et/ou peau. Or, les poils dans différents coins d’Afrique noire (ainsi qu’ailleurs dans le monde) sont perçus comme normal voire comme un signe de beauté. Il est ainsi très commun et normal de croiser des femmes très poilues dans des quartiers de Douala par exemple.

Un exemple ici avec cet article en anglais d’une femme nigériane poilue qui vit très bien sa pilosité.

 

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Poils qui sont le fait de nos corps et NON le fait des produits éclaircissant ou que sais-je. Parce que oui, IL N’Y A PAS QUE LES HOMMES CIS QUI SONT POILUS.

 

Des articles sur la perception du poil sur les corps féminins : ici et ici.

 

Les poils sont historiquement vus comme beaux dans la plupart des communautés d’Afrique noire. Cependant, l’on a pas du tout intégrer cette vision des poils mais plutôt celui de la beauté blanche occidentale oppressive qui nous inculque que la beauté de nos corps se traduit par un corps imberbe. On peut le remarquer régulièrement dans la représentation des corps féminins par les artistes/peintres noires : où se trouve les poils ? Les représentations artistiques, photographiques ne correspondent en rien à la réalité de nos corps. Où sont nos jambes poilues ? Nos aisselles poilues ? Nos seins poilus ? Nos ventres poilus ? Nos sexes poilus ? De même que nos ancêtres, lorsque les reines  sont représentées, étaient-elles poilues ? Les femmes noires de la période pré-coloniale et/ou pré-esclavage ne sont jamais représentées artistiquement avec des poils.

Tu connais ce genre d’images ou de photos que les kamites prophète du kémitisme de Kemet, que les hommes et femmes noir-e-s cis et les soldates noires du patriarcat bénissent matin, midi, soir. Ce genre d’images, de peintures, de photos fort de colorisme représentants des femmes noires imberbes en général jeunes aux traits eurocentriques qui t’énervent. Toi même tu me sais. On se sait.

 

 

On peut d’ailleurs plus loin que les poils et questionner où sont nos cicatrices ? Nos alopécies ? Nos ablations ? Nos vergetures ? Nos vrais kilos ? Nos tâches ? Nos difformités physiques ? Nos boutons? … On est parfait-e-s avec nos imperfections, si vous appréciez tant les corps noirs féminins, montrez que vous nous appréciez pour ce que l’on est vraiment.

 

 

Joue la comme Mo’Nique, joue la comme Amber Amour!

 

 

 

 

 

Malheureusement la fausse perception que l’on a de nos corps, nous la reproduisons et nous la normalisons ce qui est très dangereux. Puisque s’ensuit des regards diaboliques (vreuument), des commentaires désobligeants, vexants voire des insultes à l’égard des personnes aux corps  féminins  assumant leurs poils. Voyez-vous même le paradoxe et la bêtise.

 

#dixitlespronaturelpronappymaisquinabordentenaucuncaslaquestiondelapilositédenoscorps 

Bêtise que l’on peut chercher loin sur nos corps féminins, vous ne vous posez pas souvent la question  pourquoi vous vous épilez  ? Ou pour qui est-ce que vous vous épilez ? Auxquelles on a souvent des réponses toute faite : « parce que c’est beau », « parce que toutes les femmes le font », « parce que les poils ça ne sert à rien », « c’est dégueulasse ce n’est pas propre ». Des réponses toutes faites et vide de sens. Puisque comme on l’a vu tout d’abord les poils c’est aussi esthétique et beau que le sans poil. Ensuite ce n’est pas parce que vous avez l’impression que tout le monde autour de vous fait quelque chose que vous devez forcément le faire. N’ayez pas peur d’oser suivre vos propres normes esthétiques, teintez vos sourcils, vos poils des aisselles, des jambes ! Puis non, les poils ce n’est pas du tout sur nos corps pour rien. Les poils nous servent vitalement pour notre corps, ils ne sont pas là pour rien. En effet, ils nous servent d’abord de barrière contre les différentes températures (chaud, froid), contre les ultraviolets. Les sourcils et les cils par exemple nous servent de protection contre les différentes poussières qui pourraient entrer en contact avec les yeux. Les poils dans différents endroits comme les narines, les oreilles servent de filtre soit auditif ou d’odeur. Les poils au niveau des aisselles et des organes génitaux, eux servent d’antibactérien (donc limite les infections et autres maladies) et de protection d’odorat et à la conservation de l’hydratation de peau.

 

 

 

 

Les poils c’est aussi un moyen, un outil pour voir que là aussi il y a une domination sociale des regards des hommes cis sur les corps  féminins . Pour la plupart des personnes ayant des corps  féminins, lorsqu’elles pensent à l’épilation c’est tout d’abord pour être bien perçu de ses pairs mais surtout des hommes cis hétéro. De ceux qui l’entourent, de ceux qui lui plaisent ou encore de ceux qui partagent sa vie pour être bien vu mais surtout pour paraître présentable et normal-e.

On peut prendre l’exemple de l’épilation pubienne où se trouve les organes génitaux comme une démonstration que même ce qui a de plus privé sur notre corps (vraiment caché en public pour ce coup-ci lol) est quelque chose de publique. D’où nous vient l’idée selon laquelle il faudrait épiler nos sexes ? Où est ce que l’on apprend que les poils sur le sexe c’est moche ? Que se fait un wax brésilien c’est meilleur, c’est sexy ? Merci la pornographie et le regard masculin. Si nombre de personnes pensent l’organe génital normal lorsqu’il est totalement épilé c’est tout d’abord parce que les premières images et vidéos qu’elles regardent ce sont des représentations d’organes génitaux totalement épilés via la pornographie ainsi qu’images et films érotiques. Bien que beaucoup de personnes peuvent tenter de nier, la pornographie y est pour beaucoup dans la représentation que ce font les corps « masculins » de leurs corps mais aussi les corps féminins de leurs corps. Surtout en ce qui concerne les représentations des organes génitaux, non nos sexes ne sont pas tous pas les mêmes et surtout ne ressemblent en rien aux représentations sociales  qui ne sont en rien réaliste.

 

 

 

C’est aussi une question sociale puisque les poils sont aussi un marqueur de maturité des corps pour la plupart d’entre nous. Donc ça nous amène aussi à nous poser la question du pourquoi cette forte volonté d’un corps imberbe (et donc d’enfant) sur des personnes adultes, matures et généralement forcément poilu. Cela amène à voir que la société française est une société pédophile qui ne se voit pas (#JusticePourCais, où en est-on ?). Il existe une obsession, fétichisation et adoration des corps imberbes, sans poils et plus particulièrement des organes génitaux sans poils qui démontrent un parallèle avec la pédophilie dont beaucoup ignorent. L’épilation pubienne rend le corps féminin comme celle d’un enfant, c’est la banalisation de l’adoration d’un corps de jeune enfant (tous les enfants en général n’ayant pas de pilosité sur une grande partie de leurs corps).  En effet, l’épilation intégrale surtout de zone pubienne pour les corps féminins mène à la ressemblance par exemple d’un sexe de jeune fille. Vous voyez le parallèle pédophile ? Il faut vraiment prêter attention sur ces invidividus obsédés du zéro poil qui fétichisent dur les corps totalement épilés.

 

AH oui aussi l’excès de poils (oui à partir de quand dépasse -t-on le barème de la pilosité normale?), surtout sur les corps féminins est perçu comme un dérèglement, une déviance à  l’ordre normal des organes voire comme un signe de virilisme ou de masculinité. Saviez-vous par exemple que l’hyperpilosité est perçue en France comme une maladie ? Comme un dérèglement, quelque chose d’anormal ? Si vous êtes considéré-e comme atteint-e d’hyperpilosité, vous pouvez être pris-e en charge et soigné-e par des médecins compétent-e-s à l’aide d’intervention et de traitement le tout étant remboursé par la Sécurité Sociale.

 

En plus d’un diktat de ce qui est beau ou non c’est aussi une dépossession de nos corps, c’est là que l’on voit que c’est aussi politique. Il s’agit d’un contrôle des corps féminins , de nos corps noir-e-s. Cela montre une vision politique sur nos poils parce que, qu’on le veuille ou non, nos corps féminins noirs ont été les sujets d’une longue histoire d’oppression, de mutilation, de torture et de diktat derrière nous qui trouve son empreinte dans nos sociétés d’aujourd’hui. Nos poils sont aussi politiques que nos cheveux crépus et nos coiffures africaines et antillaises que le monde blanc refuse de voir. Mais qu’aussi bon nombre parmi nous refusons nous mêmes de voir. Se réapproprier un choix  en ce qui concerne nos poils c’est déjà faire un grand pas dans la réappropriation de nos corps. C’est politique puisque ça pose aussi la question de la discrimination au genre en chevauchant sur les questions de pression sociale, virilité, féminité, masculinité et de domination masculine.

 

 

 

 

Combien dépensez-vous par jour, semaine, mois ou année afin d’être parfaitement épiler et conforme à la société ? Vous pourriez économiser en vous épilant moins en espaçant les séances voire en les arrêtant (votre peau vous dira merci lol). Non, sérieusement ne remarquez-vous pas tous ces instituts esthétiques d’épilation et ces produits et accessoires épilatoires en magasins qui coûtent gros dans nos budgets ? Pensez-y et si vous réduisiez voc coûts côté épilation pour vous faire de l’argent pour voyager par exemple? Combien d’entre vous veulent retourner au pays? Faire un retour aux sources ou découvrir un nouveau pays, s’offrir des vraies vacances ou en offrir à un-e proche? C’est possible, avec l’argent économisé de l’épilation, vous pourrez avoir plus de sous pour vos loisirs (ou les factures de fin du mois).

 

 

En bref, ceci n’est pas une injonction pour cesser l’épilation mais plutôt tenter de fournir des axes de critiques afin de démontrer qu’il existe des enjeux du fait de prendre le contrôle de nos choix esthétiques en ce qui concerne les poils. Parce que non il n’y a pas que l’arrêt du défrisage, du lissage brésilien ou autre qui comporte des enjeux pour nous les afrodescendant-e-s noir-e-s. Mais bon je ne suis pas teubée, les corps féminins noirs ont des poils plus foncés, plus voyants et plus durs que la plupart des autres corps féminins racisés ou blancs donc laisser ses poils volontairement c’est aussi accepter le risque d’affronter au quotidien les offuscations, les critiques et les regards. Il faut se préparer mentalement et psychologiquement avant de le réaliser. Peut-être d’ailleurs que nombre d’entre vous ont été tenté-e-s et ne l’ont pas fait. Peut-être que nombre d’entre vous le font mais on honte de le montrer en public. Peut-être que nombre d’entre vous préfèrent une peau sans poils ou légèrement moins poilu que  la normale. En tout cas, le choix est votre. Mais sachez que les poils ce ne sont pas que des poils.

 

 

Je ne sais pas si les personnes non cis et non hétéro sont touché-e-s par ce syndrome oppressif mais petit conseil de copinage comme ça, que tout le monde peut appliquer : si ton chéri supporte pas tes poils, qu’il est la raison pour laquelle tu t’épiles, casses. #YOUKNOWYOUDESERVEBETTERSWEETIE 🙂

 

 

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(non c’est pas moi mais j’ai adoré la photo, btw toutes les photos ont été trouvées sur Google Image).

 

 

 

 

 

Kel Lam.

De la nécessité d’exiger l’égalité d’orgasmes / About the necessity to demand equal orgasms

FEMMES, ARRETEZ DE SIMULER AU LIT! PLAISIR EGAL AU LIT! EGALITE DES ORGASMES!

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Être féministe c’est vraiment génial, à part le fait qu’une grande partie de l’humanité souhaite ta disparition afin de maintenir le statu quo patriarcal, ça n’a que des avantages. Pratiquer le féminisme me fait questionner en permanence mes rapports avec le sexe opposé, spécialement sur le plan sexuel. Je me considère comme une féministe sexe-positive, je m’intéresse beaucoup au sujet, je fais des recherches et j’en parle beaucoup, surtout avec mes amies femmes ; je suis contente lorsque celles-ci viennent à moi pour des conseils, des opinions, des questions ou juste pour se confier sur l’état de leurs vies sexuelles.

A travers la pratique de  « sororité sexe-positive », je me suis petit à petit rendue compte que l’une des formes d’égalité que femmes oublient souvent d’exiger c’est l’égalité d’orgasmes. Je sais, ce n’est rien de nouveau sous le soleil, mais bien on pourrait croire qu’avec la liberté…

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